7 décembre 2011

La note du Centre d’analyse stratégique sur le thème «Concilier vie familiale et vie professionnelle: l’organisation du travail peut-elle y changer quelque chose »? La question n’est pas nouvelle. Les pouvoirs publics s’y intéressent actuellement, incités par les évolutions de la société: la proportion des couples «bi-actifs» augmente, celle des familles monoparentales aussi, il semble que les hommes participent davantage aux tâches domestiques (en moyenne).


Ce document du CAS met en Ă©vidence que le travail Ă  temps partiel n’est pas la solution, et que les entreprises doivent ĂŞtre plus innovantes dans les modes d’organisation du travail qu’elles proposent et/ou imposent Ă  leurs salariĂ©s. DiffĂ©rents exemples, français et surtout Ă©trangers, montrent des options bĂ©nĂ©fiques Ă  la fois pour les salariĂ©s et les entreprises, qui y trouvent souvent un gain d’efficacitĂ© : abandon de la rĂ©fĂ©rence temporelle traditionnelle du travail, annualisation des horaires, semaine compressĂ©e, partage de poste, planification des horaires atypiques, tĂ©lĂ©travail, etc…

Les auteurs de la note proposent de développer la formation et l’incitation des acteurs sociaux à ces pratiques. Ils envisagent aussi pour les grandes entreprises la mise en place d’un devoir d’examen des demandes des salariés.

Pour autant ils font l’impasse, Ă  notre avis, sur au moins deux problèmes essentiels. D’une part, les exemples concernent presque exclusivement des emplois d’exĂ©cution, mĂŞme qualifiĂ©s, ou d’expertise autonome. C’est dĂ©jĂ  bien, mais le problème reste entier pour les fonctions de management. D’autre part et surtout, ils paraissent ignorer la grande complexitĂ© des questions d’organisation que ces initiatives posent en gĂ©nĂ©ral aux managers sur le terrain.

Christian Sauret

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