23 janvier 2026
« L’argent doit servir et non pas gouverner. » Cette parole du pape François résonne avec une acuité particulière pour tous ceux qui travaillent dans la finance. Elle traverse aussi l’article récemment publié par La Croix pour les abonnés – ou aller sur les actualités “on parle de nous” pour télécharger le fichier – qui donne la parole à des femmes et des hommes engagés dans ce secteur, chrétiens pour beaucoup, souvent traversés par des questions de sens, de cohérence et de responsabilité.
Chez Eccleria, nous sommes convaincus d’une chose : ces questions ne sont ni marginales, ni réservées à quelques spécialistes. Elles disent quelque chose de profond sur notre rapport au travail, au pouvoir, à la réussite… et sur la manière dont notre foi éclaire – ou peine parfois à éclairer – nos choix professionnels.
La finance : un lieu de tensions… et de vocation
L’article de La Croix le montre avec justesse : la finance n’est pas un bloc homogène. Elle peut être outil de développement, de confiance, d’investissement dans l’économie réelle. Elle peut aussi devenir désincarnée, spéculative, déconnectée du bien commun.
Beaucoup de professionnels témoignent d’un sentiment de dissonance : comment concilier des responsabilités importantes, des rémunérations élevées, des mécanismes complexes, avec l’Évangile qui rappelle sans détour : « Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent » ?
Ces tensions ne sont pas un échec de la foi. Au contraire : comme le dit l’un des témoins cités, « c’est normal pour un chrétien d’avoir des états d’âme : cela prouve qu’on a une âme ».
Partager la valeur, orienter le profit, exercer sa liberté
Un thème revient avec force : le partage de la valeur. À qui profite réellement l’argent produit ? Sert-il uniquement les actionnaires et les dirigeants, ou irrigue-t-il l’ensemble de la chaîne : salariés, clients, territoires, société ?
Mais la question est aussi personnelle : que faire de l’argent que je gagne ? Comment articuler générosité, sobriété, justice et responsabilité familiale ? Peut-on donner beaucoup… tout en fermant les yeux sur les moyens utilisés ?
Là encore, l’Église propose non pas des recettes toutes faites, mais des principes de discernement : dignité humaine, bien commun, destination universelle des biens, primauté du travail sur le capital. Des repères exigeants, mais profondément libérateurs.
Pourquoi ces sujets ont toute leur place chez Eccleria
Eccleria rassemble des cadres, dirigeants et responsables engagés dans des réalités professionnelles très diverses. Beaucoup travaillent au cœur des décisions économiques, parfois dans des environnements complexes, sous tension, rarement propices à la prise de recul.
Créer des espaces fraternels de parole et de discernement, c’est précisément notre ADN.
Parler de finance chez Eccleria, ce n’est pas :
- opposer « bons » et « mauvais » métiers,
- distribuer des jugements moraux,
- ni appeler à des choix radicaux uniformes.
C’est au contraire :
- relire son expérience à la lumière de la foi,
- confronter ses pratiques à d’autres regards,
- discerner, ensemble, où chacun peut faire davantage de bien,
- et parfois oser ajuster, résister, innover.
Un excellent thème pour vos réunions d’équipe
L’article de La Croix constitue un support idéal de réflexion collective : concret, incarné, nuancé. Il ouvre naturellement des questions très accessibles :
- Où est-ce que je ressens, moi aussi, une forme de tension ou de malaise ?
- Qu’est-ce qui, dans mon métier, sert réellement le bien commun ?
- Jusqu’où puis-on transformer un système de l’intérieur ?
- Comment éviter que le profit ou le bonus ne devienne « l’unique horizon » ?
Autant de portes d’entrée pour des réunions d’équipe vivantes, profondes et très actuelles, où chacun peut s’exprimer à partir de son expérience concrète.
Oser la parole, pour éclairer l’action
La finance a un pouvoir immense. C’est précisément pour cela qu’elle a besoin de femmes et d’hommes libres intérieurement, capables de discernement, de courage et de générosité.
Chez Eccleria, nous croyons que la foi chrétienne n’appauvrit pas la réflexion économique : elle l’élargit. Elle invite non seulement à s’ajuster, mais aussi à inventer de nouvelles manières de décider, d’investir et de partager.
👉 Et si votre prochaine réunion d’équipe partait de là ?
