28 avril 2026

Cette vie d’équipe fait partie d’une série de 5 vies d’équipe sur l’Intelligence artificielle, proposées par la Région Midi-Pyrénées suite au week-end d’avril 2026 sur le thème : « IA : alliée ou piège pour ma liberté intérieure ? » 

Ce parcours propose à chacun de lire quelques passages d’ANTIQUA ET NOVA (Vatican, 14 janvier 2025) pour approfondir les relations entre l’intelligence artificielle et l’intelligence humaine, puis de discerner en équipe à partir de quelques questions.

Vie d’équipe : IA, économie et travail

En premier lieu, après avoir pris le temps de me ré-approprier le déroulé d’une vie d’équipe, je m’apprête à prendre le temps de lire les passages proposés ci-après

LIRE Antiqua et Nova

64. L’IA est de plus en plus appliquée dans les systèmes économiques et financiers. Actuellement, les investissements les plus prononcés sont observés dans le secteur technologique ainsi que dans ceux de l’énergie, de la finance et des médias. L’application à ces domaines révèle la nature ambivalente de l’IA, source d’énormes opportunités mais aussi de risques profonds. Une première criticité réelle découle de la possibilité que, du fait de la concentration de l’offre en quelques entreprises, ce soient ces dernières qui bénéficient de la valeur créée par l’IA plutôt que les entreprises dans lesquelles elle est utilisée.

66. Le monde du travail est un autre domaine où l’impact de l’IA se fait déjà profondément sentir. D’une part, l’IA a le potentiel d’accroître les compétences et la productivité, offrant la possibilité de créer des emplois, permettant aux travailleurs de se concentrer sur des tâches plus innovantes et ouvrant de nouveaux horizons à la créativité et à l’inventivité.

67. Cependant, les travailleurs sont souvent contraints de s’adapter à la vitesse et aux exigences des machines, au lieu que ces dernières soient conçues pour aider ceux qui travaillent. Ainsi, contrairement aux avantages annoncés de l’IA, les approches actuelles de la technologie peuvent paradoxalement déqualifier les travailleurs, les soumettre à une surveillance automatisée et les reléguer à des tâches rigides et répétitives. La nécessité de suivre le rythme de la technologie peut éroder le sentiment d’autonomie des travailleurs et étouffer les compétences innovantes qu’ils sont appelés à apporter à leur travail.

68. L’IA supprime la nécessité de certaines activités précédemment exercées par les humains. Si elle est utilisée pour remplacer les travailleurs humains plutôt que pour les accompagner, il existe un « risque substantiel d’avantage disproportionné pour quelques-uns au détriment de l’appauvrissement du plus grand nombre ». En outre, à mesure que l’IA devient plus puissante, le travail risque de perdre sa valeur dans le système économique. C’est la conséquence logique du paradigme technocratique : le monde d’une humanité asservie à l’efficacité, dans lequel, en fin de compte, le coût de cette humanité doit être réduit. Au contraire, les vies humaines sont précieuses en elles-mêmes, au-delà de leur rendement économique. Et « nous ne pouvons pas permettre qu’un outil aussi puissant et indispensable que l’intelligence artificielle renforce un tel paradigme, mais nous devons plutôt faire de l’intelligence artificielle un rempart précisément contre son expansion ».

69. Le travail humain ne doit pas être seulement au service du profit, mais « de l’homme : de l’homme considéré dans sa totalité, c’est-à-dire en tenant compte de la hiérarchie de ses besoins matériels et des exigences de sa vie intellectuelle, morale, spirituelle et religieuse ».

70. Étant donné que le travail « fait partie du sens de la vie sur cette terre, un chemin vers la maturité, le développement humain et l’épanouissement personnel », « nous ne devrions pas chercher à remplacer de plus en plus le travail humain par le progrès technologique : cela nuirait à l’humanité elle-même », mais plutôt nous efforcer de le promouvoir. Dans cette perspective, l’IA devrait assister et non remplacer le jugement humain, tout comme elle ne devrait jamais dégrader la créativité ou réduire les travailleurs à de simples « rouages de la machine ». Par conséquent, « le respect de la dignité des travailleurs et l’importance de l’emploi pour le bien-être économique des individus, des familles et des sociétés, la sécurité de l’emploi et des salaires équitables, devraient être une priorité absolue pour la communauté internationale à mesure que ces formes de technologie pénètrent de plus en plus profondément sur le lieu de travail ».

OBSERVER

Concrètement, à titre personnel, je tente de répondre d’abord à cette question : Dans mon travail ou mes activités, est-ce que je recherche dabord lefficacité ou le respect de la dignité humaine ?

DISCERNER

1) Quel est l’enjeu important de l’IA dans le travail que je retiens et pour lequel je me sens prêt à agir concrètement ?

2) Quel est l’enjeu important de l’IA dans le travail qui m’interpelle et pour lequel j’ai besoin d’approfondir, de mieux comprendre ou d’être aidé pour savoir comment agir à mon niveau ?

AGIR

1) Quelles utilisations de l’IA m’apparaissant respecter la dignité humaine suis-je prêt à mettre en place dans mon travail ?

2) Quelles sont les utilisations de l’IA dans le travail qui me paraissent excessives ou dégradantes et desquelles je pourrais m’éloigner ou débattre avec mes collègues de travail ou amis pour débloquer des incompréhensions ?

Prière de conclusion