Zaker

Réfugié venu d’Afghanistan

Zaker

Réfugié venu d’Afghanistan

Publié le : 11/02/2000

3 minutes

témoignage

Témoignage Zaker

Arrivé d’Afghanistan en août 2022, Zaker obtient le statut de réfugié en avril 2024. Il nous témoigne de son intégration en France. 

Quel a été ton parcours professionnel dans ton pays ?

J’ai été scolarisé jusqu’au lycée, puis j’ai dû chercher du travail pour pouvoir vivre. En effet, les études coûtent chers en Afghanistan et la plupart des familles ne peuvent se permettre de les financer. J’ai donc décidé de devenir soldat.

Par la suite, j’ai choisi de travailler dans un restaurant à Kaboul. J’ai commencé comme commis de cuisine et je suis monté petit à petit pour devenir second. J’ai aimé ces trois années d’expérience : j’avais des collègues avec qui j’ai noué des liens forts, et je m’entendais bien avec le patron. A l’époque, j’avais pour projet d’ouvrir un restaurant. Mais à cause des Talibans ça n’a pas été possible.

Ces métiers me convenaient et je ne pensais pas que je devrais un jour quitter mon pays. Malheureusement, en tant qu’ancien soldat, j’ai été contraint de quitter l’Afghanistan au moment de l’arrivée des Talibans en 2021.

Qu’est-ce qui t’a aidé dans ton intégration professionnelle en France ?

Ce qui m’a aidé c’est le soutien d’une famille français, les cours de français, et la formation professionnalisante dans la restauration.

J’ai commencé à apprendre le français chez JRS au sein de l’école de français, en janvier 2023. J’ai suivi les cours pendant un an et demi, ce qui m’a permis d’obtenir le niveau A2.

Ensuite, j’ai commencé la formation de cuisinier au sein de l’association SAWA en juillet 2023. Cette formation de 8 mois m’a permis de mieux connaître les particularités liées à la gastronomie française, même si je connaissais déjà les bases en cuisine. J’ai appris la cuisson des viandes et des poissons, la préparation des sauces qui est typique française, la découpe des légumes, etc.

Cela m’a permis de trouver mon premier emploi en insertion. Je sais que sans CAP, je gagnerais moins et je progresserais moins vite. Mais au moment de faire les démarches, les inscriptions n’avaient pas abouti…

Aujourd’hui je me sens intégré. J’ai un contrat de travail en CDD chez La Bonne Table où j’ai pu évoluer en tant que chef de partie. Je suis apprécié dans ce restaurant d’insertion où je travaille depuis près de 2 ans. J’ai un logement privé dans le 15ème. Bientôt ma femme va venir en France.

Comment te projettes-tu pour l’avenir ?

Mon projet serait d’ouvrir un restaurant bistrot en France, avec des plats de différentes traditions culinaires. J’ai un ami qui va acheter un restaurant. Il m’a proposé de prendre les rennes en cuisine. Pour l’instant cela n’a pas pu se faire parce que je souhaite rester en région parisienne, mais je suis ouvert à ce type d’opportunité pour l’avenir.

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