Cette vie d’équipe fait partie d’une série de 5 vies d’équipe sur l’Intelligence artificielle, proposées par la Région Midi-Pyrénées suite au week-end d’avril 2026 sur le thème : « IA : alliée ou piège pour ma liberté intérieure ? »
Ce parcours propose à chacun de lire quelques passages d’ANTIQUA ET NOVA (Vatican, 14 janvier 2025) pour approfondir les relations entre l’intelligence artificielle et l’intelligence humaine, puis de discerner en équipe à partir de quelques questions.
Vie d’équipe : IA et intelligence humaine
En premier lieu, après avoir pris le temps de me ré-approprier le déroulé d’une vie d’équipe, je m’apprête à prendre le temps de lire les passages proposés ci-après :
LIRE Antiqua et Nova
33. L’intelligence humaine ne consiste pas principalement à accomplir des tâches fonctionnelles, mais plutôt à comprendre et à s’engager activement dans la réalité sous tous ses aspects ; elle est également capable d’intuitions surprenantes. Comme l’IA ne possède pas la richesse de la corporalité, de la relationalité et de l’ouverture du cœur humain à la vérité et à la bonté, ses capacités, bien qu’apparemment infinies, sont incomparables à la capacité humaine d’appréhender la réalité. On peut apprendre beaucoup d’une maladie, tout comme on peut apprendre d’une étreinte de réconciliation, et même d’un simple coucher de soleil. Aucun appareil, qui ne fonctionne qu’avec des données, ne peut égaler ces expériences et tant d’autres dans nos vies.
57. La recherche du « bien commun de toute la famille humaine » suppose la rencontre et l’échange mutuel entre des personnes qui portent en elles l’empreinte de leur histoire, de leurs pensées, de leurs croyances et de leurs relations. Le pape François souligne cette dynamique en indiquant que « nous pouvons chercher la vérité ensemble dans le dialogue, dans une conversation calme ou une discussion passionnée. “Le problème est qu’un chemin de fraternité, local et universel, ne peut être parcouru que par des esprits libres et prêts à s’engager dans de vraies rencontres ».
109. D’autre part, « la question essentielle et fondamentale » reste toujours de savoir « si l’homme, en tant qu’homme, dans le contexte de ce progrès, devient vraiment meilleur, c’est-à-dire plus mûr spirituellement, plus conscient de la dignité de son humanité, plus responsable, plus ouvert aux autres, en particulier aux plus nécessiteux et aux plus faibles, plus disposé à donner et à apporter de l’aide à tous ».
112. Un autre point à considérer est l’appel, suscité par l’apparition de l’IA sur la scène mondiale, à une appréciation renouvelée de tout ce qui est humain. L’IA ne devrait être utilisée que comme un outil complémentaire à l’intelligence humaine et ne devrait pas en remplacer la richesse. Cultiver les aspects de la vie humaine qui vont au-delà du calcul est essentiel pour préserver une « humanité authentique », qui « semble habiter au milieu de la civilisation technologique, presque imperceptiblement, comme un brouillard filtrant sous une porte fermée ».
OBSERVER
Concrètement, à titre personnel, je tente de répondre d’abord à ces questions :
- Pour moi, quel est le « coeur sacré » de l’humain ? Qu’est-ce que dans ma vie, je n’accepterai jamais de remplacer par une machine ?
- Qu’est-ce que je veux cultiver, défendre, approfondir pour rester et devenir toujours plus humain ?
DISCERNER
1) Quel est l’enjeu important de l’IA concernant « le coeur sacré de l’humain » que je retiens et pour lequel je me sens prêt à décider à agir concrètement ?
2) Quel est l’enjeu important de l’IA concernant « le coeur sacré de l’humain » qui m’interpelle, pour lequel j’ai besoin d’approfondir, de mieux comprendre ou d’être aidé pour savoir comment agir à mon niveau ?
AGIR
1) Quelles utilisations de l’IA m’apparaissent porteuses d’humanité ?
2) Quels sont les utilisations de l’IA qui déshumanisent et pour desquelles je pourrais m’éloigner ou débattre avec mes collègues de travail ou amis pour débloquer des incompréhensions ?
Prière de conclusion