28 avril 2026

Cette vie d’équipe fait partie d’une série de 5 vies d’équipe sur l’Intelligence artificielle, proposées par la Région Midi-Pyrénées suite au week-end d’avril 2026 sur le thème : « IA : alliée ou piège pour ma liberté intérieure ? » 

Ce parcours vous propose de lire quelques passages d’ANTIQUA ET NOVA (Vatican, 14 janvier 2025) pour approfondir les relations entre l’intelligence artificielle et l’intelligence humaine, puis de discerner en équipe à partir de quelques questions.

Vie d’équipe : IA — vérité, information, désinformation

En premier lieu, après avoir pris le temps de me ré-approprier le déroulé d’une vie d’équipe, je m’apprête à prendre le temps de lire les passages proposés ci-après

LIRE Antiqua et Nova

85. L’IA soutient la dignité de la personne humaine lorsqu’elle est utilisée comme une aide à la compréhension de faits complexes ou comme un guide vers des ressources valables dans la recherche de la vérité.

86. Cependant, il existe également un risque sérieux que l’IA génère des contenus manipulés et de fausses informations qui, étant très difficiles à distinguer des données réelles, peuvent facilement induire en erreur. (…) Les conséquences de ces aberrations et de ces fausses informations peuvent être très graves. Par conséquent, tous ceux qui produisent et utilisent l’IA devraient s’engager à garantir la véracité et l’exactitude des informations traitées par ces systèmes et diffusées au public.

87. Si l’IA a le potentiel latent de générer des contenus fictifs, il existe un problème encore plus préoccupant, celui de son utilisation intentionnelle à des fins de manipulation. Cela peut se produire, par exemple, lorsqu’un opérateur humain ou une organisation génère et diffuse intentionnellement des informations, telles que des images, des vidéos et des deepfakes audio, dans le but de tromper ou de nuire. Un deepfake est une fausse représentation d’une personne qui a été modifiée ou générée par un algorithme d’intelligence artificielle. Le danger que représentent les deepfakes est particulièrement évident lorsqu’ils sont utilisés pour nuire à quelqu’un : bien que les images ou les vidéos puissent être artificielles en elles-mêmes, les dommages qu’elles causent sont réels et laissent « de profondes cicatrices dans le cœur de la personne qui les subit ».

88. Plus généralement, en faussant « la relation avec les autres et avec la réalité », les produits audiovisuels contrefaits générés par l’IA peuvent progressivement saper les fondements de la société. Cela nécessite une réglementation rigoureuse, car la désinformation, en particulier par le biais de médias contrôlés ou influencés par l’IA, peut se propager involontairement et alimenter la polarisation politique et le mécontentement social. En effet, lorsque la société devient indifférente à la vérité, divers groupes construisent leurs propres versions des « faits », ce qui affaiblit les « relations et interdépendances » qui sous-tendent la vie sociale. Comme les « deepfakes » incitent les gens à tout remettre en question et que le faux contenu généré par l’IA érode la confiance dans ce qui est vu et entendu, la polarisation et les conflits ne feront que s’aggraver. Cette tromperie généralisée n’est pas un problème mineur : elle touche au cœur de l’humanité, démolissant la confiance fondamentale sur laquelle les sociétés sont construites.

89. La lutte contre la tromperie alimentée par l’IA n’est pas seulement l’affaire des experts en la matière, mais requiert les efforts de toutes les personnes de bonne volonté« Si la technologie doit servir la dignité humaine plutôt que lui nuire, et si elle doit promouvoir la paix plutôt que la violence, la communauté humaine doit être proactive en s’attaquant à ces tendances dans le respect de la dignité humaine et en promouvant le bien”. Ceux qui produisent et partagent du matériel généré par l’IA doivent toujours veiller à vérifier la véracité de ce qu’ils diffusent et, dans tous les cas, ils doivent « éviter de partager des mots et des images dégradants pour les êtres humains, et donc exclure ce qui alimente la haine et l’intolérance, avilit la beauté et l’intimité de la sexualité humaine, et exploite les faibles et les sans-défense ».
Cela appelle à une prudence constante et à un discernement attentif de la part de chaque utilisateur en ce qui concerne son activité en ligne.

OBSERVER

Concrètement, à titre personnel, je tente de répondre d’abord à cette question : Suis-je un utilisateur / consommateur compulsif dinformations ou est-ce que je sais me réguler et prendre le temps de discerner ?

DISCERNER

1) Quel est l’enjeu important de l’IA concernant la vérité que je retiens et pour lequel je me sens prêt à agir concrètement ?

2) Quel est l’enjeu important de l’IA concernant la vérité qui m’interpelle, pour lequel j’ai besoin d’approfondir, de mieux comprendre ou d’être aidé pour savoir comment agir à mon niveau ?

AGIR

1) Quelles utilisations de l’IA m’apparaissent servir la vérité et contribuer à la confiance ?

2) Quelles utilisations de l’IA me semblent nuire à la vérité et à la confiance et desquelles je pourrais m’éloigner ou débattre avec mes collègues de travail ou amis pour débloquer des incompréhensions ?

Prière de conclusion